About

« (…) Although traditionally confined to the dusty recesses of a church, the organ is so much more than an instrument of devotion. Delphine isn’t afraid to open the doors and push the sound of the organ out and into the modern world. No hesitation is found in her music, and in her wish to spread its wings. (…) / James Catchpole. Full Review on Fluid Radio

SPRING AND SUMMER SHOWS

  • 20.05.2022 (à 20h45) : SAINT JUÉRY, Musée du Saut du Tarn (en partenariat avec le GMEA Albi) : Anima Animus duo performance dans le cadre du vernissage(artiste invité : Jason Glasser)
  • 01.06.2022 : Oslo (Norway), BLA Susanna ‘Elevation’ trio concert w/Delphine Dora & Stina Stjern
  • 15.06.2022 : ANGERS, Musée des Beaux-Arts : concert solo (clavier/voix)
  • 29.06.2022 : LYON, Periscope : concert solo (piano préparé/voix) + Seb Brun
  • 20.07.2022 : LISBON (PT), Igreja de Santa Isabel : concert solo (harmonium/voix) + Kassel Jaeger 
  • 24.07.2022 : PORTO (PT), Sonoscopia : concert solo (piano/voix) + Anthony Pateras Trio
  • 15.08.2022 : LONDON (UK), Cafe OTO : Quartet Concert (w Valentina Magaletti, Sylvia Hallett & Aby Vulliamy)
    https://www.cafeoto.co.uk/events/delphine-dora-quartet/
  • 02.09.2022 : EUPEN (Be), Friedenskirche, FESTIVAL MEAKUSMA : Pipe organ/voice concert 

« Les mots ne diront jamais totalement la musique, n’en dessineront qu’une ombre fuyante. Les mots l’accompagnent pourtant dans ses improvisations, mots des poètesses qui glissent sur les touches d’ivoire ou d’épicéa, fantômes évanescents, ceux de Walt Whitman, Sylvia Plath, Paul Celan, Kathleen Raine, William Carlos Williams, Ingeborg Bachmann…mots psalmodiés, récités, chantés. La voix chez elle est intimement liée à l’instrument, sans trop savoir laquelle ou lequel guide l’autre, donne à sa musique la couleur, la profondeur, la mélancolie. Elle n’a pas la maîtrise de Cathy Berberian ou Josephine Foster, mais sa beauté est dans sa fragilité et dans le fil de l’improvisation qu’elle suit, d’où l’on peut choir et rebondir. L’improvisation n’est pas chez elle une posture ou une stratégie créative, mais l’essence de son rapport à la musique, son coeur : la vie n’est qu’improvisation perpétuelle, rêverie, elle s’y promène et y cueille certaines mélodies éphémères, et de grands silences. Ses disques se suivent, se ressemblent et pourtant sont tous différents, chacun avec sa couleur, sa poésie et son histoire d’un moment passé et recommencé à travers notre écoute.
Delphine Dora a toujours ouvert son salon de musique à d’autres musiciens, Bruno DuplantAlessandro BosettiEloïse Decazes, Sophie Cooper, Mocke, Andrew Chalk, Mathias Dufil, Claire Serres, Jackie McDowell, Raymond Dijkstra : rencontres d’improvisation où prendre d’autres chemins ensemble, et regarder la musique apparaître ou s’effacer avec l’autre. Mais même dans ces rencontres, il y a comme une solitude : le piano est un orchestre solitaire, d’autres voix l’entourent, s’accordent à elle, et pourtant, pourtant…L’univers de Delphine Dora est traversé de multiples références s’entremêlant, se transformant à travers les gommes de la mémoire, on pourrait croire y entendre : Erik Satie, Morton Feldman, Harold Budd, Claude Debussy, Julie TippettsBela Bartok, Alvin Curran, Van Dyke Parks, Hector Zazou, et puis les voix de Patty Waters, Nico, Reiko Kudo, Tara Burke, Dagmar Krause, Sybille Baier, Brigitte Fontaine
Combien d’autres l’ont visitée, accompagnée pour un bout de chemin à travers leurs disques – et puis elle a fini par les remettre dans leur pochette, les oublier, pour mieux éclore.
Pianiste, organiste, chanteuse, parfois arpentant villes et campagnes micro en main, captant les bruits du vent, de la nuit, des jours tristes et heureux, assemblant ces sons aux improvisations, donnant à ses compositions instantanées une profondeur spatiale, un arrière-plan bruissant, l’écho du vivant. Paysages imaginaires, recomposés par ses mains sur le clavier. Sa musique est ancrée au plus profond d’elle, pleine d’échos lointains, en perpétuel mouvement dans son imaginaire vagabond, utilisant toute la palette technologique offerte à un musicien d’aujourd’hui, du piano aux synthétiseurs analogiques, de l’ordinateur à l’harmonium, dans le désordre du jour. Chacune de ses notes est une histoire, ne faites pas de bruit… ».
Michel Henritzi – Revue&Corrigée, Mars 2022

« Que soient reprises, en compagnie d’Eloïse Decazes, les « folk songs » d’un fameux disque de Luciano Berio et Cathy Berberian, ou bien que les poèmes de Walt Whitman ou Sylvia Plath s’incarnent en elle, la voie que trace Delphine Dora interpelle à force d’exigence, même si ça et là (et seulement ça et là insistons), il s’avère quasi impossible de ne pas songer à ses muses Nico, Sibylle Baier, Meredith Monk, Christina Carter, Tara Burke (Fursaxa) ou Josephine Foster. Sauf que l’univers de la française s’avère si singulier qu’il n’appartient qu’à elle, qu’elle que soit la multiplicité de ses influences à partir desquelles il s’est probablement construit, sous l’impulsion d’un lâcher-prise fascinant, à partir d’un piano accompagné ou pas de vocalises, les improvisations coulent chez elle sans heurts, telles des compositions spontanées virginales et auréolées d’une poésie élusive. Le célèbre critique rock américain Byron Coley voit en elle quelque chose des sorcières du Mac Beth de Roman Polanski. Exagéré ou pas, la comparaison tente de dire le merveilleux d’un monde parallèle éminemment personnel. »
Philippe Robert (Agitation Frite III – Témoignages de l’underground français)

« Her back catalog covers a remarkably broad range of styles that often straddles the lines between jazz, improvisation, modern classical, avant folk, ambient, drone, and field recordings. Her work, more than anything, displays a pure fascination with sound. Her latest full-length album, L’inattingible, is arguably her most ambitious and highly orchestrated statement yet, marking a major creative leap forward for her as a songwriter and composer. It’s one of our favorite albums of 2020 so far. »
David Perron – Free Form Freakout

« Instant Classic ! I have no idea what language Dora is singing in – it might be french or it might be not a language but listen to the expression and you know exactly what she is saying. It’s like listening to 19th century-german lieder, except easier to enjoy. Not because the longest track is 2:55. Probably because she is writing for her own voice, and manipulates it effortlessly like a wizard – the best kind of vocalist. The piano is restrained – mostly playing a traditional harmonic rôle to support the voice – allowing the voice a landscape in which to emote all over you. The songs are short, as they have captured a moment. (…)  » 
Julia Holter – L.A Magazine