« Oeil Oignon » de Michel Zumpf

ATTENTION. A NE PAS MANQUER: 

Il y a quelques temps j’ai eu le privilège de participer à composer quelques musiques pour cette belle aventure humaine et artistique,  « Œil Oignon » le nouveau long métrage de Michel Zumpf. 

Du beau casting puisque 41 musicien.nes ont participé, parmi lesquels : Morgan Fisher, Loup Uberto, Ell Sol, Ela Orleans, Jean-Pierre Petit, Jac Berrocal, David Fenech, Fishbach , Stéphanos Thomopoulos, Lau Nau, Amnon Raviv, Agathe Max…et bien d’autres encore…

La première de ce film unique sera ce jeudi 30 septembre à Paris à 20h au cinéma Louxor. J’y serais présente ainsi que pas mal de musicien.nes qui ont participé au film.

« Ces cadres offrent l’épreuve d’une généreuse errance. On pense à Nietszche disant dans une lettre italienne qu’« Il n’est donné à personne de vivre partout » … de ce temps de l’arpentage, qui permet d’effleurer une forme féconde d’agitation, de cet autre à l’étude où l’expérience de penser commande d’éprouver plus intimement la durée ; un tâtonnement, une patience dans la rencontre. Tous deux coïncident d’un lieu l’autre. Après Nietzsche choisissant l’errance, Simone Weil subissant l’exil soutenait que la pensée ne se forme que dans un esprit se trouvant seul en face de lui-même. Ces chemins sont seuls et multiples, oscillatoires, se meuvent comme errances solitaires, famines de voir, avec du même temps l’audace de convoquer un foisonnement de sources, de corps, de matériaux et de questions. » (Loup Uberto)

Live @ Jolie Vue Festival, St Saphorin

I was lucky to play the pipe organ at the church of St Saphorin (Switzerland) for Jolie Vue Festival on 16th July 2021. Here’s a recording of that special night that you can listen / download.

https://delphinedora.bandcamp.com/album/in-illo-tempore

I’ve made also hours of recordings during my residency a few days before. I’m gonna make some album.s in the future with some of that compositions / improvisations.
Can’t wait to share them to you !

New New World Radio Mix

Delphine Dora selects modern composition, bizarre pop music, out rock, and tons of unclassifiable treasures in her guest mix for NNW Radio.

  1. Daniela Casa — Avventura (2014, Sovrapposizione Di Immagini)
  2. Arthur Verocai — Sylvia (1972, Arthur Verocai)
  3. The Invisible Hands — Black Blood (2013, The Invisible Hands)
  4. News From Babel — Moss (1986, Letters Home)
  5. Michael Pisaro — Silent Cloud (2013, Tombstones)
  6. Peter Sculthorpe — Night Pieces, for Piano – stars (1971, Piano Music)
  7. Eric Thielemans — Prire, Erik Satie (2012, EARR plays A Snare is a bell)
  8. Ennio Morricone — Le Foto Proibite Di Una Signora Per Bene (1970, Mondo Morricone)
  9. Y Dyniadon Ynyfd Hirfelyn Tesog — Cwmwl Gwym (2005, Welsh Rare Beat)
  10. Viv Corringham & Peter Cusak — Hasretim Yavruma (2000, Operet)
  11. Mandy More — Come With Me To Jesus (1972, But That Is Me)
  12. Cat’s Eye — Carpenter Arrival (2015, The Duke of Burgundy OST)
  13. Jacobus De Kerle — Missa Pro Defunctis : Requiem Aeternam (2005, Da Pacem Domine, Messes & Motet)
  14. Music Of Vietnam — Xoe Folk Dance Of Thai People (1965, Music of Vietnam)
  15. Arthur Russell — Iowa Dream (2019, Iowa Dream)
  16. Annea Lockwood — Vibrating Pane (1970, Glass World of Annea Lockwood)
  17. Sun Ra — Plutonium Nights (Angels and Demons at Play)
  18. Tom Fazzini — Smokescreen (1984, Neck To Neck)
  19. The Great Society with Grace Slick — White Rabbit (1968, Conspicuous Only in its Absence)
  20. Eyvind Kang — Repetito (2007, Athlantis)
  21. Gurdjieff / de Hartmann — The Struggle of the Magicians (VA/ I Am The Center 1950-1990)
  22. J. Jasmine — Broke and Blue (2018, My New Music)
  23. Graham Lambkin — Community (2016, Community)
  24. Flaming Tunes — Generous Moon (1985, Flaming Tunes)
  25. Traditional Japanese Music — Chidori (Japanese Geisha Music)
  26. Hermine — I Won’t Make It Without You (1982, The World On My Plate Bis)
  27. John Schneider — Suite #2 : A Waltz for Evelyn Hinrichsen (2008, Por Gitaro)
  28. Ghedalia Tazartes — Malina (1997, voyage à L’ombre)
  29. Krotz Struder & Julien Grandjean — Trapped (2021, Proprio Motus)
  30. Lech Jankowski — Introdujka Liliowa (1998, Institute Benjamenta)
  31. Maria Tanase — Lung II Drumul Gorjului (Maria Tanase vol. 1)
  32. Natalia Beylis — Sale, Morroco, Pt 1 (2020, Love In A Mist, Edible)
  33. Fovea Hex — The Given Heat (2019, The Salt Garden)
  34. Zabelle Panosian — Groung (Crane) (1917, Canary Records 5 Year Anniversary)

Simone Poussière « quelqu’un reviendra-t-il ? »

Premier album de SIMONE POUSSIÈRE, «QUELQU’UN REVIENDRA-T-IL?» est d’abord la rencontre musicale entre les musiciens DELPHINE DORA et MATHIAS DUFIL. Réalisé à distance au cœur de l’été 2019, le duo a très vite été rejoint par CATHY HEYDEN au saxophone. Mathias mixait les prises au fur et à mesure, auxquelles Delphine répondait aussitôt par de nouvelles envolées sonores. Par endroits le sax de Cathy résonne et fait vibrer l’ensemble des guitares, des claviers, des voix et des sons. Le résultat est là, charmant, envoutant, entêtant, fascinant. Sept chansons ? Sept histoires ? Peu importe l’appellation. Fort de ces sept titres, l’album est une douce traversée qui se renouvelle en permanence, pleine d’invention, de trouvailles, de beauté. En 40 minutes, Simone Poussière nous fait voyager dans son imaginaire fertile, entre déserts et métropoles, village et banlieue. Terriblement vivant.

DELPHINE DORA et MATHIAS DUFIL joined in 2019 to record their debut album “Quelqu’un reviendra-t-il?” as Simone Poussière. Chanting, keyboards, guitar. Noises. Glitches. Silences. Breaks. Sonic landcapes with sunset far away. Seven tracks of 40 minutes. Published here as tape and digital.

Mathias Dufil : guitare, piano ,voix, électronique, sons
Delphine Dora : piano, voix, clavier, samples, objets, sons
Cathy Heyden : saxophone (A1, A2, A3, B2)
Pia Boone: voix (B2)

Textes : Mathias Dufil (A1, A2, A3, B2, B3)
Delphine Dora/ Mathias Dufil (A4, B1)

Enregistrement : août-septembre 2019
Mixage : Mathias Dufil

Label MMLI

Conatus #2

Review The Wire # 447 by Emily Pothast :

The second EP from the duo of Delphine Dora and Žils Deless-Vēliņš (who also records as Lunt) blends gestural piano editing, shapes with a disorienting melange of vocalisations and impressionistic percussion. It’s unclear what makes the « Post Apocalyptic Japanese Chaos » of the opening track Japanese per se, but chaos is palpable amid the bombastic poetry, sawing violin and tumbling drums. A half sung and half shouted hooting wail emerges from the din like the beam of a searchlight scanning the fragments, writhing and twitching like a field of dying insects.

The repetitive, spiralling piano melody that begins « Like Quiet Data Analysis » runs through this ten minute composition like a spine. A mystifying soundworld grows up around it, populated by crackling creaks, indistinct murmurs and cymbal swells. This minimalistic piano approach continues to anchor « How To Loose The Best Part Of You », where it is joined by detuned strings and a menacing chant, and « Central Colour Cycle », where it is adorned with soft hums, gruff grunts, and the bright ringing of a vibraphone (the whole-tone scale used in the latter composition strongly recalls Debussy’s « Cloches À Travers Les Feuilles » from Images).

The final track « The Uncertainty Of Psychic Growth » is the most contemplative. The liquid tone of an inquisitive electric guitar and a nest of scritching strings join the piano on a tentative journey that gradually grows to a dense and atmospheric tumult. In its final moments, the sampled voice of the British psychoanalyst Wilfred Bion may be heard speculating on music, philosophy and mathematics as possible methods for transcending the finality of death. Stationed at the end of this EP, it plays like a manifesto for the artists’ intentions.

Chronique de l’Inattingible dans Section 26 (par Renaud Sachet)

« Il est des disques – L’inattingible est sorti l’hiver dernier, une éternité – qui mettent du temps à se révéler, auxquels on s’accroche sans trop savoir pourquoi, puis qui tombent comme une évidence quand on pense à nos satanés bilans de l’année. Il est des disques qui ne se présentent pas avec le mode d’emploi, qui ne sont pas là pour vous prendre par la main. Ou plutôt si, pour vous amener en pleine forêt et vous y abandonner, comme un Petit Poucet, privé de cailloux et d’encyclopédie du rock. L’inattingible est de ceux-là, et si comme moi, votre vocabulaire est légèrement allergique aux termes à la mode, genre sorcière, il va falloir creuser un peu pour décrire ce qui vous met en joie en cette fin d’année magnifique par la densité en propositions musicales d’ici hors du commun. Delphine Dora, comme de nombreux compatriotes, a fait ses armes à travers une multitude de projets sur un nombre important de micro labels, a créé le sien propre (Wild Silence), multipliant sorties et collaborations (avec Mocke, par exemple il y a trois ans) comme on mène ses études, comme un compagnonnage, au point de devenir une figure de cet underground français et d’apparaître déjà dans la somme que lui a consacré le pointu Philippe Robert (les fameux volumes sous pavillon Agitation Frite, parus chez Lenka Lente). Delphine Dora s’est, dans ces premiers temps, principalement exprimée dans une langue “imaginaire” (avec des titres anglais quand même), avant de se jeter dans l’eau du lac, avec sa langue comme bouée. Et comme pour beaucoup, ce fut l’idée du siècle, puisque quel langage est le plus fidèle quand il s’agit d’exprimer son expérience, ici et maintenant : le sien natal évidemment. Cela permet de faire un pas de côté d’éventuelles idoles – statues qui condamnent souvent à l’ombre – voire d’embrasser enfin son propre langage à la fois corporel, vocal, spirituel, comme on veut. (…)

La suite : https://section-26.fr/delphine-dora-linattingible-threefour/

Le Grand Etang

3 Versions du Grand Etang, chant populaire du XIVème siècle.
D’après un texte : Jean Tranchant
Chansons originales composées par Delphine Dora (novembre 2019)
Piano, orgue, clavier, cloches, field recordings, voix : Delphine DoraCrédits sur Le Grand Etang II :
Julien Grandjean et Ana Orozco (voix additionnelles)
Psalterion : Julien Grandjean

Les Loustics

Les Loustics est un projet musical rassemblant Artense (7 ans), Lucie (9 ans) et Clément (12 ans). Pendant trois après-midi en 2011, ils ont improvisé et enregistré ces douze chansons avec l’aide de Delphine Dora et Dana Hilliot, autour des textes écrits par Sing Sing.

Artense — voix, clavier vintage, harmonica, bruits
Lucie — violon, voix, bruits
Clément — saxophone, bruits
Delphine Dora — piano [delphinedora.bandcamp.com]
Dana Hilliot — guitare
Sing Sing — paroles
Graphisme — Pauline Nuñez [www.paulinenunez.com]
Dessin — Catherine Hershey
Lettrage titre de l’album — Juliette Solanes
Lettrage titres des chansons — Mathilde Solanes
Mixage — Rémi Quencez

Disques Charivari 2020
CHARM004

Review in The Quietus by David McKenna : 

Having attempted write a song with my nephew during lockdown V.1 (he presented me with super goth lyrics like, “In the dark we’re invincible but in the light we’re easily destroyed”), I have a little insight into the joys of making music with children. Les Squelettes goes considerably further though, a full album of songs for which Arlt’s Sing Sing has provided the texts, with Delphine Dora on piano and Dana Hilliot on guitar. Les Loustics (‘The Jokers’) themselves are Artense (age 7), Lucie (9) et Clément (12), with Artense and Lucie singing and playing keyboards, harmonica and violin, while Clément plays sax and all contribute “noises”. Les Squelettes – ‘The Skeletons’, which feels like a very kid-centric title – was recorded in three very much pre-lockdown sessions (back in 2011 apparently so that would make Clément around 21 now), and are improvisations based around Sing Sing’s words. This open-ended approach to songwriting is obviously very much Delphine Dora’s speciality, but Sing Sing has also stressed that my previous interpretation of Arlt’s music through the lens of drunkenness misses the fact that it’s as much about a childlike approach to the world (and of course there’s some truth in the joke about children being like small drunk people). So Les Squelettes is a thoroughly charming, funny and even haunting collection – the title track is quite unsettling – of guided but untutored songs that cover the simple pleasures of running (‘Courir’), the tinkling ode to unruly hair replete with goat and pig noises (‘Mes Cheveux’) and feeling sad but not knowing why (‘Ce Matin J’Etais Triste Et Je Ne Savais Pas Bien Pourquoi’).

DRUMS RADIO / Ars Electronica

Dans le cadre du festival Ars Electronica qui a lieu à distance dans plusieurs endroits dans le monde, le collectif DRUMS, composé de 9 artistes émergents en recherche et travail dans le domaine du son et au-delà, a choisi d’offrir deux heures de streaming sur cinq jours (9‑13 septembre) depuis l’Antre Peaux à Bourges. Chaque session quotidienne aura lieu de 17h à 19h et sera basée sur un modèle spécifique, répondant au modèle de la veille. « Un coup de dés n’abolira jamais la chance. » – Mallarmé
DRUMS activera un protocole spécial : DDD.
DDD est un système analytique conceptuel où l’association de trois mots commençant par D crée un espace d’investigation tridimensionnel. Comme la matière sonore est une onde travaillant en trois dimensions, ils l’assignent à un espace physique tridimensionnel.

Le protocole de leur action est le suivant : Choisir trois mots en « D » par jour. Ces trois mots encadrent notre champ d’exploration.
Exemples ou modèles D potentiels : Dimension / Décadence / Décadence / Déclin / Dispute / Démon / Bricolage / Dilemme / Dissonance / Décolonisation / Danger / Discours / Démystifier / Dissolution / Dérive / Dystopie / Débat / Décider / Dommage / Rêve /

Le centre de diffusion basé au Haïdouc de l’Antre Peaux permettra d’offrir une contrepartie à la diffusion, un laboratoire d’exploration qui leur permettra de façonner et de participer au dispositif de diffusion.

Malgré la distance et la dissociation des corps sonores, Drums Radio deviendra un espace mouvant transdisciplinaire : instruments, machines, installations sonores, acteurs se fondent dans un micro univers.

Haidouc / Antre Peaux
24-26 route de la Chapelle
18000 Bourges

Le fruit vert and Delphine Dora « A la Becque »

We are very excited to announce a new release !
Both a digital album and artist book, Le fruit vert and Delphine Dora’s « À La Becque » is a distillation of sketches and experimentations recorded in our practice studio at La Becque, an artist residency in La Tour-de-Peilz (Switzerland). The publication comprises 12 pages printed on a risograph, and includes a hyperlink to download seven improvisations (keyboards, voice, synthesizers and objects; 38 minutes). Limited edition of 150 copies.

In July of 2019, Delphine Dora and Le fruit vert sojourned at La Becque artist residence in La Tour-de-Peilz (Switzerland). Here they prepared a performance to be given at Festival La Cité in Lausanne (Switzerland), in the context of the carte blanche given to three:four records. From this encounter, a lively musical conversation emerged. À La Becque is a distillation of sketches, experimentations, and improvisations recorded in their practice studio. It is also a project that marks the beginning of a friendship, crystallizing a collaboration that began from a distance, several months earlier when Delphine Dora invited Le fruit vert to compose arrangements for two pieces that appear on her record, L’inattingible (2020, three:four records).

Designed and printed on a risograph by Marie-Douce St-Jacques, the twelve-page booklet that accompanies this digital release can be likened to a game in collage form. The musicians, which we chance upon making field recordings — are cut out and dispersed across the landscape, creating a series of intriguing tableaux.

Delphine Dora : voice, keyboard
+ Le fruit vert :
Andrea-Jane Cornell : objects, synthesizer
Marie-Douce St-Jacques : voice, keyboard, synthesizer

Mastered by: Sean McCann
Design and printing: Marie-Douce St-Jacques
Saddle stitch binding and cut: Atelier universel

Listen and order here : https://lefruitvertetdelphinedora.bandcamp.com/