Confinés depuis la nuit des temps

Pièce sonore en écoute et téléchargement à prix libre sur Bandcamp

Création sonore, Mixage et Montage : Delphine Dora
Avec la participation de Pacôme Thiellement (voix parlée)
avec des musiques et sons inédits de Delphine Dora
et aussi des extraits (plus ou moins longs) de :
— Else-Marie Pade « Faust Suite », Electronic Works 1958-1995 (2014)
— Kali Malone « In Light of Marwa », Velocity of Sleep (2017)
— Aine O’Dwyer « A World Ending », Gegenschein (2017)
— Anima/Animus (Claire Serres & Delphine Dora) « opus intérieur I », Opus Intérieur (2020)
— Ruth White « The Litanies of Satan », The Flowers of Evil (1969)
— John Tilbury « Morton Feldman (For Bunita Marcus) » (1993)
— Krotz Strüder « The One, The Other » (sur un poème d’Emily Dickinson), 15 Dickinson Songs (2016)
— Delphine Dora « Le possédé » (sur un poème de Baudelaire) (2020) / « The Unloved », Eudaimon (2018)
— Xavier Charles/Christian Wallumrod/Ingar Zach/Ivar Grydeland « Le détachement », Dans les Arbres (2008)
— Simone Poussière (Mathias Dufil & Delphine Dora + Cathy Heyden) « Corps se forme », Quelqu’un reviendra-t-il ? (2021)
— Raymond Dijkstra « L’enveloppement cotonneux du bruit », V/A Au-Delà (2019)

Diffusion de la pièce précédé d’un entretien avec les auteur.e.s et Yann Chateigné sur Studio K, la radio de Musée Kanal – Centre Pompidou, Bruxelles : https://kanal.brussels/fr/after-hours-confines-depuis-la-nuit-des-temps.

 

Chronique de l’Inattingible dans Section 26 (par Renaud Sachet)

« Il est des disques – L’inattingible est sorti l’hiver dernier, une éternité – qui mettent du temps à se révéler, auxquels on s’accroche sans trop savoir pourquoi, puis qui tombent comme une évidence quand on pense à nos satanés bilans de l’année. Il est des disques qui ne se présentent pas avec le mode d’emploi, qui ne sont pas là pour vous prendre par la main. Ou plutôt si, pour vous amener en pleine forêt et vous y abandonner, comme un Petit Poucet, privé de cailloux et d’encyclopédie du rock. L’inattingible est de ceux-là, et si comme moi, votre vocabulaire est légèrement allergique aux termes à la mode, genre sorcière, il va falloir creuser un peu pour décrire ce qui vous met en joie en cette fin d’année magnifique par la densité en propositions musicales d’ici hors du commun. Delphine Dora, comme de nombreux compatriotes, a fait ses armes à travers une multitude de projets sur un nombre important de micro labels, a créé le sien propre (Wild Silence), multipliant sorties et collaborations (avec Mocke, par exemple il y a trois ans) comme on mène ses études, comme un compagnonnage, au point de devenir une figure de cet underground français et d’apparaître déjà dans la somme que lui a consacré le pointu Philippe Robert (les fameux volumes sous pavillon Agitation Frite, parus chez Lenka Lente). Delphine Dora s’est, dans ces premiers temps, principalement exprimée dans une langue “imaginaire” (avec des titres anglais quand même), avant de se jeter dans l’eau du lac, avec sa langue comme bouée. Et comme pour beaucoup, ce fut l’idée du siècle, puisque quel langage est le plus fidèle quand il s’agit d’exprimer son expérience, ici et maintenant : le sien natal évidemment. Cela permet de faire un pas de côté d’éventuelles idoles – statues qui condamnent souvent à l’ombre – voire d’embrasser enfin son propre langage à la fois corporel, vocal, spirituel, comme on veut. (…)

La suite : https://section-26.fr/delphine-dora-linattingible-threefour/

Le Grand Etang

3 Versions du Grand Etang, chant populaire du XIVème siècle.
D’après un texte : Jean Tranchant
Chansons originales composées par Delphine Dora (novembre 2019)
Piano, orgue, clavier, cloches, field recordings, voix : Delphine DoraCrédits sur Le Grand Etang II :
Julien Grandjean et Ana Orozco (voix additionnelles)
Psalterion : Julien Grandjean

Les Loustics

Les Loustics est un projet musical rassemblant Artense (7 ans), Lucie (9 ans) et Clément (12 ans). Pendant trois après-midi en 2011, ils ont improvisé et enregistré ces douze chansons avec l’aide de Delphine Dora et Dana Hilliot, autour des textes écrits par Sing Sing.

Artense — voix, clavier vintage, harmonica, bruits
Lucie — violon, voix, bruits
Clément — saxophone, bruits
Delphine Dora — piano [delphinedora.bandcamp.com]
Dana Hilliot — guitare
Sing Sing — paroles
Graphisme — Pauline Nuñez [www.paulinenunez.com]
Dessin — Catherine Hershey
Lettrage titre de l’album — Juliette Solanes
Lettrage titres des chansons — Mathilde Solanes
Mixage — Rémi Quencez

Disques Charivari 2020
CHARM004

Review in The Quietus by David McKenna : 

Having attempted write a song with my nephew during lockdown V.1 (he presented me with super goth lyrics like, “In the dark we’re invincible but in the light we’re easily destroyed”), I have a little insight into the joys of making music with children. Les Squelettes goes considerably further though, a full album of songs for which Arlt’s Sing Sing has provided the texts, with Delphine Dora on piano and Dana Hilliot on guitar. Les Loustics (‘The Jokers’) themselves are Artense (age 7), Lucie (9) et Clément (12), with Artense and Lucie singing and playing keyboards, harmonica and violin, while Clément plays sax and all contribute “noises”. Les Squelettes – ‘The Skeletons’, which feels like a very kid-centric title – was recorded in three very much pre-lockdown sessions (back in 2011 apparently so that would make Clément around 21 now), and are improvisations based around Sing Sing’s words. This open-ended approach to songwriting is obviously very much Delphine Dora’s speciality, but Sing Sing has also stressed that my previous interpretation of Arlt’s music through the lens of drunkenness misses the fact that it’s as much about a childlike approach to the world (and of course there’s some truth in the joke about children being like small drunk people). So Les Squelettes is a thoroughly charming, funny and even haunting collection – the title track is quite unsettling – of guided but untutored songs that cover the simple pleasures of running (‘Courir’), the tinkling ode to unruly hair replete with goat and pig noises (‘Mes Cheveux’) and feeling sad but not knowing why (‘Ce Matin J’Etais Triste Et Je Ne Savais Pas Bien Pourquoi’).

DRUMS RADIO / Ars Electronica

Dans le cadre du festival Ars Electronica qui a lieu à distance dans plusieurs endroits dans le monde, le collectif DRUMS, composé de 9 artistes émergents en recherche et travail dans le domaine du son et au-delà, a choisi d’offrir deux heures de streaming sur cinq jours (9‑13 septembre) depuis l’Antre Peaux à Bourges. Chaque session quotidienne aura lieu de 17h à 19h et sera basée sur un modèle spécifique, répondant au modèle de la veille. « Un coup de dés n’abolira jamais la chance. » – Mallarmé
DRUMS activera un protocole spécial : DDD.
DDD est un système analytique conceptuel où l’association de trois mots commençant par D crée un espace d’investigation tridimensionnel. Comme la matière sonore est une onde travaillant en trois dimensions, ils l’assignent à un espace physique tridimensionnel.

Le protocole de leur action est le suivant : Choisir trois mots en « D » par jour. Ces trois mots encadrent notre champ d’exploration.
Exemples ou modèles D potentiels : Dimension / Décadence / Décadence / Déclin / Dispute / Démon / Bricolage / Dilemme / Dissonance / Décolonisation / Danger / Discours / Démystifier / Dissolution / Dérive / Dystopie / Débat / Décider / Dommage / Rêve /

Le centre de diffusion basé au Haïdouc de l’Antre Peaux permettra d’offrir une contrepartie à la diffusion, un laboratoire d’exploration qui leur permettra de façonner et de participer au dispositif de diffusion.

Malgré la distance et la dissociation des corps sonores, Drums Radio deviendra un espace mouvant transdisciplinaire : instruments, machines, installations sonores, acteurs se fondent dans un micro univers.

Haidouc / Antre Peaux
24-26 route de la Chapelle
18000 Bourges

Le fruit vert and Delphine Dora « A la Becque »

We are very excited to announce a new release !
Both a digital album and artist book, Le fruit vert and Delphine Dora’s « À La Becque » is a distillation of sketches and experimentations recorded in our practice studio at La Becque, an artist residency in La Tour-de-Peilz (Switzerland). The publication comprises 12 pages printed on a risograph, and includes a hyperlink to download seven improvisations (keyboards, voice, synthesizers and objects; 38 minutes). Limited edition of 150 copies.

In July of 2019, Delphine Dora and Le fruit vert sojourned at La Becque artist residence in La Tour-de-Peilz (Switzerland). Here they prepared a performance to be given at Festival La Cité in Lausanne (Switzerland), in the context of the carte blanche given to three:four records. From this encounter, a lively musical conversation emerged. À La Becque is a distillation of sketches, experimentations, and improvisations recorded in their practice studio. It is also a project that marks the beginning of a friendship, crystallizing a collaboration that began from a distance, several months earlier when Delphine Dora invited Le fruit vert to compose arrangements for two pieces that appear on her record, L’inattingible (2020, three:four records).

Designed and printed on a risograph by Marie-Douce St-Jacques, the twelve-page booklet that accompanies this digital release can be likened to a game in collage form. The musicians, which we chance upon making field recordings — are cut out and dispersed across the landscape, creating a series of intriguing tableaux.

Delphine Dora : voice, keyboard
+ Le fruit vert :
Andrea-Jane Cornell : objects, synthesizer
Marie-Douce St-Jacques : voice, keyboard, synthesizer

Mastered by: Sean McCann
Design and printing: Marie-Douce St-Jacques
Saddle stitch binding and cut: Atelier universel

Listen and order here : https://lefruitvertetdelphinedora.bandcamp.com/

Conatus

Conatus is a duo composed by Delphine Dora and Žils Deless-Vēliņš (Lunt).
Both have been knowing each other for a long time, and were involved in musical activities. Conatus is a reference to Spinoza philosophy. Our music tries to create a dynamic of growth and becoming (Heraclite, Deleuze) with a strong dialectic process. Atmospheric layers of raw sounds and Deles ‘drones, and drums, match with Dora’s post-jazz piano lines, and minimalistic contemporary classical patterns. Closest musical reference could be Gastr Del Sol, or some SYR albums. Result is this idiosyncratic mix of experiments and meditative atmospheres, where melancholic silent spaces cross with wild mineral sounds.
 

Composed by Delphine Dora and Lunt
Piano Recorded by Delphine Dora,
Other sounds Žils Deless-Vēliņš Arrangements, mix and mastering by Lunt

ATTN : Magazine : 

« What is it that binds the instruments on Empty Spaces? Certainly not a common tonality. Delphine Dora’s piano splays like a tenuous constellation of stars, each note like a wry harmonic rebuttal to the one prior, while the contributions of Žils Deless-Vēliņš – forming variously as plucked guitars, hushed voices, tapped cymbals and chimes, throbbing drones –interject like unexpected turns in the weather, both jarring and inevitable. Conatus exude a quiet confidence in the fact that the elements will cohere, and that itself is sufficient to make it so. It’s all about the execution. Patience but never hesitation. Strange contrasts in texture (strained breaths and snare brushes) emerge and recede, yet the duo never pause to acknowledge them. Instead these pieces mimic the idle sway of wind chimes, forming an array of collisions whose rhythm, however erratic, is a mere product of the fluctuations in nature’s whim; melodic only ever by accident, and beautiful because it never tries to be. Dora’s piano seems to be the source of this feeling. Her cascade of notes never stops – only ever thickens, quickens or slows – and Deless-Vēliņš slips effortlessly into this flow of unmediated happening, giving rise to strange drumbeats and vocal mutterings as it feels correct to do so, never attempting to rationalise a process that so clearly circumvents the zone of conscious thought. »

Empty Space III de Conatus en diffusion sur France Musique (L’Expérimentale) : https://www.francemusique.fr/emissions/l-experimentale/actualites-selection-musicale-du-grm-et-de-joseph-ghosn-84537

Field Recordings

FireShot Capture 030 - Interiorities - sonic experiments and documents from lockdown - Episo_ - www.mixcloud.com

I’ve been lucky to participate to an online workshop organized by EPAS in Ghent, some weeks ago, on field recordings by the excellent Kate Carr. i’ve realized some new pieces. One of them, an unreleased piece of mine called ‘New dimensions’ has been broadcast on Kate’s show called INTERIORITIES, with some other nice contributions.
Show could be listened here : https://www.mixcloud.com/katecarr54/interiorities-sonic-experiments-and-documents-from-lockdown-episode-3-rtm-april-19-2020/
This show focuses on sonic experiments, works in progress and field recordings taken during lockdown. It was broadcast 15:00 Sunday April 19, on RTM. Stream via RTM here: https://rtm.fm/

I’m working actually on a series of new compositions based mostly on field recordings and instrumentations related to this period on my near environment and natural surrounding. Here’s one of other piece made at the same period.

 

 

 

 

New recordings available

Delphine Dora & Mocke

New Bandcamp page . We’ve put a new EP « l’insondable humanité » and a live recording in Glasgow, before releasing our upcoming new album in 2021 in the new parallel Okraina Label, By The Bluest Of Seas.

Delphine Dora & Sophie Cooper – Greywood Miniatures pt II 

14 improvisations of piano/trombone improvisations made three years ago in Greywood Arts Residency, with my dear Sophie Cooper, release now on bandcamp : « it’s the most minimal stuff we’ve ever done, and I think it’s one of my favorite ».

 

 

 

Amplify 2020

Very proud to be part of this excellent serie Amplify2020:quarantine curated by Erstwhile label with some excellent artists and contributions.
http://www.amplify2020.bandcamp.com

« Delphine Dora may be one of the more unlikely AMPLIFY 2020 participants, as compared to previous contributors her work has increasingly steered towards more outwardly folk and pop song forms. In fact, her latest full-length album, ‘L’inattingible’, is arguably her most ambitious and highly orchestrated statement yet, marking a major creative leap forward for her as a songwriter and composer. If you haven’t heard that album yet, carve out some time to check it out. It’s truly magical.

But, to refer to Dora as a songwriter, and a songwriter alone, is grossly misleading. Start combing through her back catalog and you’ll uncover a startling range of material. Through solo and collaborative releases on her self-run label, Wild Silence, to more poetry driven works and other efforts with Sophie Cooper and Bruno Duplant, you’ll find an artist that is working across a broad range of styles that often times straddles the lines between jazz, improvisation, modern classical, avant folk, ambient, field recordings, etc. Ultimately, her body of work displays a pure love affair with sound, which at the end of the day is why we are all here, right? When asked recently about what she has been doing during this quarantine period, she wrote that from her countryside location in France one of the things has been “…deeply and carefully listening to the sounds outside – the birds singing – and trying to savour the subtlety and beautiful quality of sound around.”With that, Delphine has submitted a piece for AMPLIFY 2020 titled ‘lost in my dreams, a nightmare maybe’ that was composed between April 26-28 using piano, keyboards, modular synth, objects, field recordings, vocals. »
(David Perron)